Semaine Européenne de prévention du cancer du Col de l’utérus

Chaque année en France, on estime à environ 3 100 le nombre de nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et près de 770 le nombre de décès chez les femmes. Ces chiffres font de ce cancer un enjeu majeur de santé publique sur le territoire national. 

Que faire pour le limiter ?  

Deux moyens efficaces existent ce jour pour prévenir le cancer du col de l’utérus : le dépistage par un frottis du col utérin et la vaccination contre les papillomavirus humain.  

La vaccination 

Objectif
  • Elle permet de prévenir les infections HPV qui sont responsables de 70 à 90% des cancers du col de l’utérus ainsi que d’autres cancers (anus, gorge, etc.) et des verrues génitales.
Pour qui ?
  • Recommandée pour les filles et garçons de 11 à 14 ans selon un schéma de 2 injections
  • Rattrapage possible de 15 à 26 ans selon un schéma de 3 injections
  • Les personnes immunodéprimées
  • HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) : jusqu’à 26 ans.
Où se faire vacciner ?
  • Chez une ou un médecin, une ou un sage-femme, une ou un infirmier (sur prescription), en CeGIDD, centres de planification familiale ou centres publics.
  • Campagne au collège : Vaccination gratuite en classe de 5e (11–14 ans), avec autorisation parentale. Bilan 2023–2024 : nette hausse de la couverture vaccinale (couverture vaccinale atteignant 62% chez les filles, 48% chez les garçons).

Le dépistage 

Le dépistage permet de détecter des anomalies des cellules ou la présence de HPV avant l’apparition d’un cancer, afin de traiter précocement.  

Deux types de dépistages existent en fonction de l’âge :  

Dépistage par frottis (examen cytologique). Deux frottis à 1 an d’intervalle, puis un tous les 3 ans si tout est normal. En cas d’anomalie, un test HPV-HR peut être réalisé sur le même prélèvement.
Dépistage par test HPV-HR. Réalisé 3 ans après un frottis normal, puis tous les 5 ans si le test est négatif. Si le test est positif, une analyse des cellules est effectuée sur le même prélèvement. Pour rappel, même les personnes vaccinées doivent se faire dépister. 
Information : L’examen cytologique analyse l’aspect des cellules du col de l’utérus pour détecter des anomalies, tandis que le test HPV-HR recherche directement la présence du virus HPV à haut risque responsable de ces anomalies. 

 

 Chez nos voisins Suédois  

Dans les pays nordiques, la vaccination et le dépistage ont déjà porté leurs fruits. La Suède est le pays au monde ayant le taux de dépistage du cancer du col de l’utérus le plus élevé, avec 95,2 % de femmes dépistées en 2019. 

Selon un article publié dans "The Journal of Infectious Diseases", entre 2020 et 2023, la prévalence des HPV 16 et 18 (classés à haut risque) a diminué de façon constante parmi les cohortes de naissance ayant bénéficié d’une vaccination en milieu scolaire. 

Dans ce pays, la diminution des cas de HPV est supérieure à la couverture vaccinale, ce qui suggère l’existence d’une immunité collective.