
Les MICI : mieux comprendre ces maladies invisibles
Les MICI, ou les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, regroupent principalement deux maladies : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Toutes deux provoquent une inflammation chronique d’une partie du tube digestif et évoluent le plus souvent par des poussées, entrecoupées de périodes plus calmes.
Elles restent méconnues du grand public, pourtant elles ont un impact important sur la vie quotidienne de celles et ceux qui sont concernés, notamment sur la santé digestive, l’énergie, l’alimentation et la qualité de vie.
Chaque année, la journée du 19 mai a pour objectif d’informer, de faire connaitre ces maladies encore trop invisibles, et surtout de rappeler l’importance du diagnostic, du suivi médical et du soutien aux patientes et aux patients.
Deux types de maladies
La maladie de Crohn
L’inflammation peut concerner n’importe quelle partie du tube digestif, de la bouche à l’anus, même si elle touche le plus souvent l’intestin grêle et le côlon.
La rectocolite hémorragique
L’inflammation est limitée au rectum et au côlon.
Ces maladies, dites “chroniques”, sont définies ainsi parce qu’on ne les guérit pas à ce jour.
Toutefois, des traitements permettent notamment de réduire l’inflammation, de calmer certains symptômes et d’améliorer la qualité de vie des patientes et des patients.
Quels symptômes sont observés ?
👉 Varient selon la maladie, sa localisation et l’intensité des poussées
🩸 Douleurs abdominales, diarrhées répétées (parfois avec du sang dans les selles)
😴 De la fatigue
📉 Certaines personnes perdent du poids, peuvent développer une anémie ou souffrir de dénutrition lorsque les poussées durent.
Ces maladies peuvent être très différentes d’une personne à l’autre, c’est notamment ce qui rend le diagnostic et le vécu de la maladie parfois compliqués (d’autant que les symptômes peuvent apparaître par périodes et disparaître ensuite pendant un temps).
Comment vit-on avec une MICI ?
Ce n’est pas seulement gérer des symptômes digestifs. C’est aussi composer avec l’incertitude des poussées, la fatigue, les contraintes alimentaires, les rendez-vous médicaux, etc. Tout cela peut avoir un impact sur la vie sociale, professionnelle ou scolaire.
Résultats de l’étude quantitative “Besoins et attentes des 18-25 ans atteints de MICI”, AFA Crohn RCH France, avril 2025 (106 répondantes et répondants) :

sont des femmes
sont des hommes
ne se prononcent pas
Rectocolite hémorragique
Maladie de Crohn
ne sait pas
3 personnes sur 10 ayant répondues à cette étude évoquent être touchées par d’autres pathologies, notamment : endométriose, adénomyose, SMOP ("syndrome métabolique ovarien polyendocrinien", anciennement SOPK), asthme, maladie de Verneuil, maladie cœliaque, spondylarthrite ankylosante, psoriasis, etc.
Aussi :
- 4% des répondantes et des répondants sont des étudiantes ou des étudiants
- 1 jeune sur 2 estime que ces maladies ont un impact important sur leur vie
- 4 jeunes sur 10 vivent seules ou seuls leur maladie
- La gestion des symptômes, du stress, de l’isolement et de l’alimentation sont les principaux problèmes identifiés par les jeunes
- Les aspects les plus affectés sont la vie scolaire, étudiante et/ou professionnelle, la vie sociale, ainsi que l’activité physique et les loisirs.
Principalement, les jeunes indiquent que pour mieux gérer leur MICI, il fallait notamment être capable de gérer son stress, gérer les symptômes et les crises.

Au travers de ces éléments, on comprend qu’il est crucial pour toutes celles et tous ceux qui sont concernés par des MICI, notamment les jeunes de 18 à 25 ans, d’avoir un soutien psychologique.
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