La journée mondiale de l'endométriose
Si pour certaines personnes elle fait partie intégrante de leur vie, pour d’autres, l’endométriose reste une maladie chronique qui encore méconnue.
Cette maladie est très fréquente chez les personnes menstruées âgées de 15 à 50 ans. En France, on estime qu’environ une personne menstruée sur dix est concernée. Les premiers symptômes peuvent apparaitre dès l’apparition des premières règles, jusqu’à la ménopause.

L’endométriose est une pathologie principalement gynécologique, inflammatoire et chronique ; bien que des lésions d’endomètre peuvent être observées en dehors de l’utérus, colonisant ainsi d’autres organes.
A ce jour, et en raison des multiples formes que celle-ci peut prendre, il est difficile d’en connaître l’évolution et l’intensité, puisque cela varie d’une personne à une autre
Certaines auront des douleurs plus ou moins fortes dans la région pelvienne (en bas du ventre), notamment pendant les règles ou lors de rapports sexuels. Toutefois, elle peut aussi passer totalement inaperçue et être sans conséquence sur la fertilité. Dans d’autres cas, bien qu’elle soit indolore, elle pourra avoir un impact sur la fertilité. C’est souvent à l’occasion d’un bilan d’infertilité que cette dernière sera découverte.
Aujourd’hui, aucun remède existe contre l’endométriose. La plupart des traitements prescrits visent surtout à soulager les symptômes.
Les personnes atteintes d’endométriose sont parfois impactées au quotidien, dont dans la vie professionnelle. Celles-ci peuvent, lorsque le diagnostic est posé par une professionnelle ou un professionnel de santé, prétendre à une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) afin que des mesures spécifiques puissent être appliquées pour améliorer la situation de travail.
Au travers de cette journée mondiale de l’endométriose, il nous semblait important d’informer, de sensibiliser et de diffuser de bonnes informations afin que chacune et que chacun puisse se sentir concerné par cette maladie qui touche jusqu’à 2,5 millions de personnes menstruées en France.
Pour poser un diagnostic d’endométriose, il faut en moyenne 7 ans. La raison ? L’errance médicale.
Délais d’attente pour rencontrer une ou un spécialiste puis pour réaliser des examens, souvent confondue avec d’autres pathologies, patientes que l’on n’écoute pas… Sont autant de causes de cette latence. C’est pourquoi nous voulons également attirer l’attention sur la nécessité d’obtenir de meilleurs diagnostic et prise en charge.